Incendie à l’immeuble Beethoven 1: Le Caïd est absent, les petits fours brûlent


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Malgré plusieurs plaintes et réclamations adressées à tous les responsables de la ville, à l’arrondissement Tanger-ville, ainsi qu’au Pacha de la Wilaya, le Caïd de l’arrondissement de Chellah (le 4e) n’a toujours pas appliqué la loi en fermant définitivement un atelier illégal et clandestin d’une pâtisserie sis au premier étage de l’immeuble Beethoven.

Rappel de toute l’histoire

L’été dernier, en plein confinement, alors que toute la population de Tanger ne pensait qu’à se protéger du Coronavirus, les habitants des 3 immeubles Beethoven, surtout le bâtiment 1, avaient rendez-vous avec un autre danger, sûrement plus ravageur que le COVID-19.
Le dimanche 28 juin, à 7h30 du matin et au moment que la majorité des familles habitant cet immeuble dormait encore, l’atelier de la pâtisserie située au rez-de-chaussée de ce grand immeuble a pris feu, mettant en danger la vie de plusieurs copropriétaires. Ce matin là, less 3 immeubles et toute la zone du rond-point Nejma ont évité la catastrophe

Rappel d’un grave incendie que l’autorité veut à tout prix ignorer

Pour rafraîchir la mémoire, rappelons encore cette grave affaire relative à l’incendie (répété) survenu au premier étage de l’immeuble Beethoven 1.
En résumé, le propriétaire de cet appartement (légalement réservé uniquement à l’habitation ou à servir de bureau de société) qui le gérant du café- pâtisserie situé au rez-de-chaussée du même immeuble, a défié aussi bien ses voisins, le syndic des 3 immeubles et même la loi, en installant dans son appartement, un atelier de pâtisserie avec tout le matériel nécessaire dont ne dizaine de fours et de bouteilles de gaz.
Non seulement l’activité d’une dizaine de pâtissiers qui y travaillent 24h/24 et 7/7, provoque un bruit interminable la nuit, à cause notamment d’un monte-charge reliant la pâtisserie à l’atelier, mais en plus l’utilisation des fours et des nombreuses bouteilles de gaz, est un danger permanent qui met clairement la vie et la sécurité des habitants de tout le quartier en danger.
Bref, après des plaintes interminables des responsables du syndic qui représentent légalement l’ensemble des habitants des trois immeubles, et les visites des commissions communales chargées d’examiner ce type de projets, une décision claire et nette a été prise durant l’été dernier imposant la fermeture définitive de cet atelier… c’était le 9 juin 2020 !
Sauf qu’entre prendre une décision ferme et l’appliquer, il faut s’armer de beaucoup de temps, de sang-froid et de patience surtout.


Le Caïd concerné, qui avait déjà reçu de la part des autorités de la tutelle la décision d’opérer une fermeture pure et simple de ce dangereux atelier illégal, s’était déplacé une premier fois sur le lieu de l’incendie. Au nom des autres missions spéciales COVID-19, cette visite s’etait effectuée trop tard, laissant ainsi le temps suffisant au gérant du café pâtisserie, proprietaire d’édition appartement concerti en atelier illégal et informel, de le vider entièrement de tout le matériel et des bouteilles de gaz et de camoufler toutes les traces du dangereux incendie par une nouvelle couche fraîche de peinture.
Plus tard, quand le Caïd a trouvé le temps de fermer l’atelier (le 16 juillet), il avait alors tout simplement indiqué dans son rapport que l’appartement qu’il avait visité n’avait besoin que d’être réaménagé et pas du tout fermé. Il n’avait rien mentionné concernant l’atelier, puisque ce dernier n’existait plus… !
Oui. Le gérant du café-pâtisserie avait eu le temps pour détourner la loi et annuler avec malice (et sûrement une complicité d’une quelconque administration qui reste à déterminer).
Mais juste après la visite du Caïd et son rapport, l’atelier a, bien sûr redémarré tranquillement ses activités dangereuses menaçant encore la vie des habitants des trois immeubles Beethoven qui, rappelons le, ne possèdent même pas des issues de secours leur permettant de s’évader en cas d’un nouvel incendie grave.

Le 30 juin, le syndic adresse une nouvelle plainte au président de l’arrondissement de Tanger-ville

Représentés par un syndic qui n’a jamais accepté de baisser les bras, les habitants des 3 immeubles Beethoven ont recontacté les autorités communales pour une sorte de recours en appel dans cette grave affaire. On sait tous que les résidences Beethoven sont situés au rond-point Nejma (Place Roudani) et que n’importe quel incendie causé par 10 bouteilles de gaz dans un appartement situé au premier étage d’un immeuble sans issue de secours, peut causer une vraie catastrophe.
Et pour éviter ce danger, les responsables du syndic ont une nouvelle fois contacté les autorités communales, exigeant une nouvelle expertise et un nouveau contrôle dudit atelier illégal.

Pris en flagrant “petit pain”

Une nouvelle visite d’une commission communale (la troisième du genre) a eu lieu le 24 juillet dans cet atelier clandestin et cette fois-ci le gérant ainsi que ces pâtissiers ont été pris à vif, attrapés en flagrant délit, les fours allumés et les chaussons et croissants prêts à être cuits…
Et là aussi le rapport de cette commission était clairement transparent en insistant une seconde fois sur le grand danger que représente cet atelier et exigeant de nouveau sa fermeture définitive. Le nouveau rapport a de nouveau mis l’accent sur sa première décision de fermer l’atelier qui était déjà dictée le 9 juillet dernier.

Et plus de deux mois après, depuis cette date, le Caïd reste introuvable et bien sûr l’excuse de ses préposés n’est autre que les missions de lutte anti COVID-19 !
Durant ce temps, légalement coincé, le gérant du café-patisserie a trouvé la maline astuce de vouloir exiger une assemblée générale extraordinaire et élective du bureau du syndic des trois immeubles Beethoven. Son idée est de chasser l’actuel bureau et d’élire un nouveau qui ne le dérangerai plus concernant l’utilisation illégale de son appartement du premier étage. Même s’il s’agit d’un énorme danger au cœur du centre-ville.
La riposte de la majorité absolue des copropriétaires était de refuser ce projet et de continuer à faire confiance en l’actuel bureau et sa présidente.
Tout ce combat est mené depuis cet été pour sauver les citoyens d’une catastrophe qui peut arriver à n’importe quel moment.
A ce propos, une lettre d’information a été adressée au Pacha (n° 1677 du 08/09/2020).
Et au moment où tout le monde est au courant de cette affaire et insiste que la loi soit appliquée, personne n’arrive à trouver le Caïd qui est le premier et le seul responsable concerné par l’application de la fermeture de cet atelier
N’est-il pas urgent dans ce genre de situations alarmistes et dangereuses de libérer un peu plus les Caïds et leur donner suffisamment de temps pour s’occuper de leurs vraies missions et appliquer la loi?
Au Wali et au Pacha de juger !

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